Un SMIG a 5000 Dh, est-ce le bon moment?

Le journal « Tel quel » ecrit en ouverture de son analyse consacree au SMIG: « Un nouveau round de dialogue social a été lancé il y a quelques jours avec son lot de revendications. Une proposition en particulier, celle de relever le SMIG à 5000 dirhams, fait débat. Si une augmentation de cette ampleur semble nécessaire pour soutenir le pouvoir d’achat des classes laborieuses, sa viabilité et son impact sur l’écosystème soulèvent de nombreuses interrogations ».

Efn effet, l’UMT a t elle mis la barre trop haut?
Est ce une tactique de negociation? Ou encore, sent-elle vraiment que le besoin est bien la, quitte a décourager l’embauche?
Car c’est toujours, en principe, un casse tete syndical entre demande de hausses des salaires et lutte contre le chômage.
Cela etant dit, et au moment ou le Maroc agit pour generaliser la couverture sociale (avec un financement volumineux a mobiliser), un revenu minimum qui a deja commence a être servi (sur la base du registre social unifie), un soutien au logement, une indemnité chômage revue, un effort d’integration de l’informel, une montée des immatriculations a la CNSS…, et après le recul du gouvernement sur l’embauche contractuel dans l’enseignement et le salaire y rattache, c’est a ce moment la, qu’arrive tres vite, la revendication du SMIG a 5000 dh. C’est de bonne guerre…syndicale. Mais qu’en est-il de l’économie et de sa compétitivité?
Cette hausse sera t elle digeste, meme pour le secteur organise? ( car dit on les entreprises qui paient au dela du SMIG ne sont pas concernees. Pas si sur!). Le secteur informel n’expolosera-t-il pas davantage?. Quid des secteurs employant des saisonniers( peche, agri industrie…), quid de l’agriculture? Que devient l’idee du SMIG rural? Et l’administration, surtout locale, qui emploie beaucoup de smigards, voire des moins que le smig? Et puis que deviendront les TPME et autoentrepreneurs légalistes, fortement employeurs ?
En tout cas, on semble enjamber la question toujours posée de l’application totale du code du travail.
Et qu’on n’en est pas encore chez nous au débat économique en cours dans les cénacles scientifiques occidentaux, du changement du classement des facteurs de production: travail, capital, energie, facteur « residuel » composite.
La ou en Europe c’est le cout de l’energie qui explose, chez nous c’est toujours le cout du travail qui en s’elevant risque de mettre en peril des secteurs d’activites et de décourager des IDE de delocalisations vers notre pays?
Autant de questions que nos responsables, economistes, entrepreneurs, syndicalistes et associatifs, sont appelés a débattre sereinement, sachant que la question du pouvoir d’achat se pose aussi de manière lancinante.

Ahmed Azirar, Economiste
AMEEN.

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